Susik Iranta
1. Résumé
Susik Iranta est une Karokh de Varthal-Drak, devenue consort de Beyatriks Umarly (la Tusk) après l’absorption de Baghūla’ (3350).
Les archives de cour la décrivent comme une figure d’“allégement” politique et culturel : cérémonies, fêtes, relance de projets civils et reprise de contacts prudents avec d’autres peuples de Ciem’rak.
Elle demeure principalement connue pour un dossier controversé lié à sa fin de vie (maintien vital puis dérive istota), dont l’onde politique a servi d’argument à certains adversaires des Karokh.
2. Fiche d’identité
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Nom complet : Susik Iranta
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Espèce / statut : Karokh (mortelle)
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Naissance : ~3307 (Varthal-Drak)
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Décès : ~3600 (cadre privé)
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Fonction : consort de la Tusk (à partir de 3350)
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Affiliations : Cour royale karokh ; Cour Noble (membre)
3. Statut et fonctions (d’après archives de cour)
Les sources karokh ne décrivent pas la consort comme simple figure symbolique. Susik Iranta est présentée comme :
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une organisatrice de rites civils (cérémonies, fêtes, protocoles d’après-crise) visant à réinstaller une normalité après la disparition d’une menace existentielle ;
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une porteuse de relance : priorisation de projets de cités et d’axes de peuplement rendus envisageables après 3350 ;
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un levier diplomatique interne : outil de stabilisation de la monarchie en période de sortie de retrait de la Tusk.
4. Cour Noble (contexte)
La Cour Noble est décrite comme un regroupement informel de quatre Karokh (dont Susik Iranta) portant des lignes politiques concurrentes.
Dans l’état actuel des sources publiques, les trois autres figures sont laissées sous forme de placeholders :
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Femme A : lignée militaire ; projet de destitution et de réorganisation démocratique ; option guerre totale contre les derniers Istota (pertes civiles anticipées très élevées).
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Femme B : profil d’assassinat et d’ambition personnelle ; stratégie de prise de pouvoir.
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Femme C : profil marchand ; stratégie d’appui économique externe (contacts interraces), sans connaissance documentée d’un projet velkris de terraformation au moment des faits.
Susik Iranta n’est pas décrite comme “cheffe” de ce groupe, mais comme un quatrième pôle : sortie de retrait, restauration monarchique et réduction prioritaire de la menace Istota (dont Baghūla’).
5. Relations notables
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Beyatriks Umarly (la Tusk) : union officielle à partir de 3350 ; relation décrite comme stabilisatrice pour la souveraine, puis dossier tragique en fin de vie.
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Myrzeth : alliance constante, antérieure à 3350 ; coopération politique et culturelle. Le Myrzeth est présenté comme favorable à l’élévation de Susik Iranta, notamment parce qu’elle accompagne la sortie de retrait de la Tusk.
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Peuples de Ciem’rak (contacts) : les archives de cour attribuent à Susik un rôle de relance des contacts, avec attention particulière aux relations prudentes avec les peuples liés à l’héritage Istota (notamment Yshaïm et Erelith).
6. Chronologie synthétique (repères principaux)
~3307 — Naissance à Varthal-Drak.
3350 — Susik Iranta est proclamée consort (âge ~43).
Post-3350 — Activité de cour : rites, fêtes, relance de projets civils et de fondations de cités (projets rendus possibles après la disparition d’une menace majeure).
~3450 — Susik atteint un seuil de vieillissement critique (âge ~143), compatible avec la fin de vie attendue d’une Karokh.
~3460–3570 — Maintien vital par absorption d’énergie vitale sur des victimes non consentantes, sur initiative attribuée à la Tusk (Susik étant la bénéficiaire directe).
3570 — Affaire rendue publique (rumeurs puis dénonciations), arrêt des mesures de maintien vital.
~3597–3600 — Tentative de maintien par absorption depuis la Tusk (source istota) ; dégradation rapide de Susik (quelques mois), puis aggravation.
~3600 — Mise à mort de Susik par la Tusk, en cadre privé ; retrait profond de la souveraine ensuite décrit comme long (ordre du siècle).
7. Incident majeur : “Affaire Susik Iranta”
Cette section est traitée comme dossier mixte : éléments concordants, mais accès partiel aux archives et forte charge politique.
7.1 Maintien vital non consenti (3460–3570)
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Fait central : absorption vitale exercée sur des individus non consentants afin de prolonger la vie de Susik Iranta.
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Interprétation interne : présenté comme une mesure de survie (maintien), non comme un accroissement de puissance (les Karokh ne renforçant pas durablement leurs capacités par absorption).
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Réaction : arrêt des pratiques après exposition publique ; absence de réforme juridique majeure documentée, mais reconnaissance implicite du caractère exceptionnel et problématique de l’affaire.
7.2 Dérive istota après absorption depuis la Tusk (~3597–3600)
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Déclencheur : absorption depuis une source istota (la Tusk) tentée comme alternative “non criminelle”.
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Symptômes cognitifs : perte du langage, impulsions voraces, agressivité croissante, effondrement de l’identité.
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Symptômes somatiques : dérèglements corporels rapides (dégradation tissulaire, modifications anatomiques désorganisées), décrits comme une transformation partielle, non stable et non “complète” (pas de conversion en véritable Istota).
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Issue : mise à mort par la Tusk, motivée par la dangerosité et l’absence de récupération attendue.
8. Perception et héritage
8.1 Lecture karokh (interne)
Susik Iranta est généralement décrite comme une figure d’élan post-crise, puis comme le centre d’une faute tragique : tentative de sauver une mortelle par des moyens incompatibles avec les tabous karokh, suivie d’une solution “théoriquement élégante” (absorption depuis l’immortelle) dont l’effet s’est révélé destructeur.
Dans la doctrine interne, le dossier est souvent imputé indirectement à l’héritage Iyībnad (empreinte istota et voix de prédation) plutôt qu’à une intention criminelle de Susik.
8.2 Lecture externe (réputation)
Plusieurs adversaires politiques des Karokh (dont certains corpus velkris) ont exploité l’affaire comme argument de dangerosité et d’hypocrisie : un peuple proclamant des interdits stricts, mais tolérant une exception lorsque la cour est concernée.
Les Karokh répliquent généralement par la thèse de l’exception souveraine et de la catastrophe involontaire, sans nier la gravité du dossier.
9. Sources et fiabilité
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Archives de cour : solides sur dates-cadres (3307, 3350, 3570, ~3600) ; plus lacunaires sur modalités exactes du maintien vital et sur la nature précise de la dégradation.
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Témoignages : nombreux mais hétérogènes (rumeur vs observation directe).
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Corpus externes : utiles pour mesurer l’exploitation politique du dossier ; biais adverses probables.