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Beyatriks Umarly

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1. Résumé

Beyatriks Umarly, dite la Tusk, est la souveraine primordiale des Karokh et une Istota immortelle à l’origine de la structure politique karokh contemporaine. Les sources karokh la décrivent comme cheffe de guerre historique et autorité finale du Conseil de la Flamme Juste. Elle est notamment associée à l’absorption de Baghūla’ (événement charnière), puis à une projection de puissance hors de Ciem’rak, dont la destruction du Conseil Lunaire velkris.


2. Fiche d’identité

  • Nom usuel : la Tusk

  • Nom complet : Beyatriks Umarly

  • Titres : Tusk ; souveraine des Karokh ; Istota primordiale ; cheffe de guerre

  • Espèce / statut : Istota ; immortelle

  • Origine : Ciem’rak

  • Affiliations : Couronne karokh ; Conseil de la Flamme Juste (présidence)

  • Zone d’influence : Ciem’rak ; réseaux karokh extra-planétaires (via institutions)

  • État : active (retrait intermittent documenté selon périodes)

  • Siège du pouvoir : Varthal-Drak (capitale karokh)

  • Entourage officiel : Myrzeth ; Conseil de la Flamme Juste ; Cour royale (incluant la consort)


3. Rôle institutionnel

Le régime karokh est décrit comme une monarchie centrée sur la Tusk. Le Conseil de la Flamme Juste fonctionne comme organe de coordination (principalement militaire et stratégique) : il peut orienter, recommander, arbitrer des priorités entre factions, mais la décision finale relève de la souveraine.

Les archives karokh insistent sur une dimension de légitimité non seulement statutaire mais fonctionnelle : la Tusk est censée assumer un rôle de protection (“réponse première en cas d’oppression”). Cet élément est présenté comme norme politique interne, même si sa “mesure” dépend des périodes et des sources.


4. Chronologie synthétique (relative)

Note de lecture : les dates ci-dessous distinguent les éléments attestés (archives/rapports concordants) des reconstructions estimées (traditions de cour, recoupements).

Origines (attesté, sans datation standardisée)
Les sources karokh situent l’émergence de la figure de la Tusk dans les premiers temps de Ciem’rak, en contexte d’apparitions Istota. L’épisode fondateur associé à la naissance du Myrzeth (transformation accidentelle d’un Istota lors d’une absorption inachevée) est unanimement rapporté, mais les détails opératoires restent non conclusifs.

 

Repli et structuration des cités (attesté, datation relative)
La Tusk est documentée comme autorité centrale durant la période de repli et de consolidation des cités-ossuaires, avant l’institutionnalisation des grandes forces (Légion d’Honneur, puis scissions).

 

Retrait politique antérieur (attesté, datation relative)
Plusieurs sources évoquent une période de recul politique de la Tusk à la suite de campagnes coûteuses contre des menaces Istota, avec transfert de la gouvernance opérationnelle au Myrzeth. Ce retrait est distinct d’événements ultérieurs liés à la consort.

 

3350 (attesté) — Absorption de Baghūla’
La Tusk affronte et absorbe Baghūla’. Les archives lient cet événement à une hausse notable de ses capacités de projection et à la levée d’une contrainte antérieure liée à l’exposition à la lumière solaire (contrainte généralement attribuée aux Istota de Ciem’rak).

 

3350 (attesté) — Élévation de Susik Iranta
La même période voit l’officialisation de Susik Iranta comme consort. Les sources karokh la rattachent à la Cour Noble (cercle d’influence interne), où elle est signalée comme promotrice d’un axe politique de “réouverture” et d’espoir après crise.

 

Années suivant 3350 (attesté, sans date unique)
Des opérations punitives majeures sont attribuées à la Tusk hors de Ciem’rak, incluant la destruction du Conseil Lunaire velkris. La datation exacte varie selon les corpus, mais l’enchaînement “Baghūla’ → projection extérieure” est stable.

 

≈3450 (estimé) — Dégradation de Susik Iranta (vie mortelle)
Susik Iranta (Karokh mortelle) approche de la fin de vie attendue. Des sources de cour mentionnent des mesures de maintien en vie, d’abord discrètes, puis de plus en plus difficiles à contenir politiquement.

 

≈3490–3570 (estimé, mention controversée) — “Maintien vital” par absorption non consentie
Un ensemble de témoignages convergents évoque l’usage de victimes non consentantes afin de permettre à Susik Iranta de se maintenir artificiellement. Les archives insistent sur un point : il ne s’agit pas d’un gain de puissance (les Karokh ne “croissent” pas par absorption), mais d’un maintien physiologique limité. L’affaire est décrite comme une entorse majeure aux tabous karokh, et sa divulgation aurait entraîné une interdiction formelle de poursuivre ces pratiques.

 

≈3600 (estimé) — Tentative de transfert depuis la Tusk, dérive Istota
Après l’interdiction, une alternative est mentionnée : Susik Iranta aurait tenté d’absorber l’énergie de la Tusk elle-même, sur l’hypothèse qu’une source immortelle permettrait une survie stable. Les sources décrivent un effet inverse : altération progressive de Susik Iranta, avec dégradation mentale et transformation partielle vers un état assimilé à une dérive Istota.

 

≈3600–3700 (estimé) — Mise à mort de Susik Iranta et deuil prolongé
Lorsque Susik Iranta devient ingérable et dangereuse (perte de communication, comportement instable), la Tusk prend la décision de la tuer. Les archives signalent ensuite un deuil long et un retrait profond de la souveraine, d’une intensité comparable (ou supérieure) à ses retraits politiques antérieurs.

 

Après un long retrait (attesté par traditions de cour) — Intervention du Faucheur
Des sources karokh attribuent le retour du Faucheur à une tentative d’extraction de la Tusk de cet état de deuil. Depuis, la Tusk est décrite comme cherchant — sans preuve concluante — des voies d’accès à la dimension d’une déité afin d’espérer retrouver Susik Iranta après la mort (hypothèse karokh sur le “trépas” et la destination des âmes).


5. Capacités et limites (synthèse)

  • Immortalité : statut constant.

  • Absorption vitale : capacité Istota ; usage en combat attesté ; rôle majeur dans l’absorption de Baghūla’.

  • Résistance à la lumière : contrainte historiquement attribuée aux Istota de Ciem’rak ; la Tusk est décrite comme l’ayant levée après l’absorption de Baghūla’.

  • Puissance martiale : évaluée comme extraordinaire. Plusieurs rapports concordants la décrivent capable d’affronter seule une force armée complète (jusqu’à une armée constituée) et de produire une décision stratégique sans soutien direct. Les sources adverses tendent à dramatiser cet aspect, mais la convergence des témoignages (internes/externes) maintient ce point comme crédible.


6. Relations notables

  • Myrzeth : conseiller principal ; figure de continuité ; gouvernance opérationnelle lors des retraits de la Tusk.

  • Susik Iranta (consort) : Karokh mortelle élevée au rang de consort après la crise ; rattachée à la Cour Noble. Sa fin de vie et les mesures de maintien controversées ont laissé une trace durable dans les récits de cour.

  • Cour Noble : cercle d’influence interne (quatre Karokh) actif lors de la grande crise ; rôle politique majeur, aujourd’hui surtout traité comme épisode historique et matrice de la consort.

  • Le Faucheur : entité interdimensionnelle décrite comme alliée et amie de la Tusk ; retour signalé après la mort de Susik Iranta, dans une logique d’intervention personnelle plutôt que diplomatique.

  • Velkris (Conseil Lunaire) : adversaires politiques ; conflit culminant dans la destruction du Conseil.

  • Iyībnad : déité ennemie dans la doctrine karokh ; associée à l’apparition des Istota, aux portails et à l’influence psychique (“voix”).


7. Perception et réputation

  • Interne (Karokh) : symbole de survie et d’autorité ; légitimité liée à la capacité de protection et à la continuité historique.

  • Externe : figure de dissuasion ; souvent décrite comme menace stratégique, avec une réputation de sanction rapide et disproportionnée selon les standards d’autres puissances.


8. Sources et fiabilité

  • Archives karokh : fortes sur la structure politique, plus variables sur les épisodes interdimensionnels.

  • Rapports externes : utiles pour la perception diplomatique, mais susceptibles de dramatisation (en particulier sur la puissance individuelle).

  • Traditions / récits : à distinguer des faits attestés, notamment pour la relation au Faucheur et certains détails de la Cour Noble.

Fiabilité : les événements postérieurs à 3350 sont bien documentés sur le plan politico-militaire. Les éléments relatifs à Susik Iranta (maintien vital, transfert depuis la Tusk, dégradation) relèvent davantage de sources de cour et de témoignages convergents ; ils sont généralement traités comme plausibles mais partiellement classifiés.